samedi 5 mars 2011

Témoignage

Marc a commencé la sophrologie il y a plus d'un an maintenant. Il fait partie d'un groupe qui se réunit deux fois par mois et qui est arrivé au deuxième degré (RDC6) du cycle radical. Pardonnez les termes un peu techniques.

Il a écrit ce texte suite à la séance du 17 février. J'ai été très émue par cet écrit parce qu'en autre, il partage merveilleusement ce qui peut naître entre les personnes d'un même groupe. C'est ce que l'on appelle la "groupéïté" en Sophrologie Caycédienne. Ce texte est publié avec son accord.

Je m'efface pour que vous puissiez goûter non seulement la beauté des mots, mais aussi la force qui en ressort :

"L’esprit et le corps de ce texte se sont imposés à moi sur le chemin du retour, ce jeudi 17 février. Je me sentais, comment dire, léger et joyeux et je chantais. Pour cet après-midi lumineux en cette sphère complice et fertile, j’exprime…ma gratitude.

Les séances plages de sophrologie –espaces d’affection, cercles intemporels- quelquefois se prolongent à cœur ouvert, visages paisibles et rayonnants. Les mots y sont parfois graves, toujours limpides et libres, telles des balles qui fusent et rebondissent en résonnant dans le tréfonds de chacun. Ces échanges sont des moments de grâce. Je les ai vécus ainsi en ce jour.

L’émotion est palpable. Ensemble nous formons un corps vibrant, uni. L’écoute respectueuse, chaleureuse, la compréhension mutuelle, l’empathie profonde sont les fruits délicats d’une déjà longue expérience commune. Les heures passées ensemble se sont étoffées, nourries dans une ronde de murmures, de souffles, de silences à l’unisson et soudain, en ce jour clair, elles font sourdre comme l’eau fraîche d’une fontaine, des filets de paroles belles, pures, sensibles, concordantes.
Ainsi la sophrologie c’est cela aussi : se sentir libre de dévoiler, de répandre sans réserve l’essentiel, la source jaillissante, transparente de l’enfance, avoir les yeux ouverts et brillants comme des perles d’eau et pleurer, lâcher prise, tandis que les proches, en face de soi, amies, frères, complices recueillent les effluves de mots comme une offrande, comme un signe fort, indéfectible de confiance.

Et puis, au fil soyeux des mois, c’est tisser en soi et autour de soi des liens d’espoir, de douceur, de paix, de joie, d’intimité, c’est enfanter patiemment, avec bienveillance, un regard neuf, ressentir un bien être, un accord profond à l’écoute de son corps, de son monde intérieur. C’est une petite musique de la respiration et de la vie, une harmonie intime.

L’après-midi pourrait se prolonger encore. Par le carreau, le soleil diffuse une chaleur douce et câline, les arbres tendent leurs bras nus vers le ciel, les bourgeons lentement grossissent. Je baigne, nous baignons, corps et cœur, dans une onde vivifiante, o combien bienfaisante. Marc"

A bientôt

Frédérique

jeudi 13 janvier 2011

Aujourd'hui je vous propose de découvrir les aspects "techniques de la méthode"

Lorsque je fais une initiation ou lorsqu'une personne vient pour la première fois en séance, il me semble intéressant non seulement d'expliquer l'historique de la Sophrologie Caycédienne mais aussi le déroulement technique de la méthode.

Bien sûr ce n'est pas en quelques mots que toutes les subtilités vont se dévoiler, mais il s'agit d'un premier aperçu.

L'apprentissage de la Sophrologie Caycédienne se divise en trois cycles qui eux-mêmes se divisent en quatre degrés.

Ici nous allons découvrir le Cycle Fondamental :

Le premier cycle est le Cycle Fondamental : On pose en quelque sorte les fondations de la découverte de soi.

Ainsi on fait connaissance avec son corps ou on redécouvre son corps à travers ses sensations. Et déjà c'est tout un programme ! (1er degré)

Puis on prend conscience de sa capacité à communiquer avec ce qui nous entoure (l'Esprit). (2ème degré). .

Enfin on fait la synthèse des deux : Corps-Esprit. (3ème degré)

Le quatrième degré du cycle fondamental est le "nouveau regard" sur le monde qui nous entoure. C'est un merveilleux moment plein de surprise et de bonheur ! Les phénodescriptions à cette étapes sont magnifiques, vivantes.

Je vous rappelle que la phénodescription est un petit compte rendu écrit et/ou oral que chaque personne fait à la fin de la séance.

A travers chaque degré, notre attention est plus particulièrement portée sur un type d'organe : la peau, les muscles, les os, les organes vitaux.

Pourquoi, ce cycle est-il fondamental ? Pourquoi une si longue période passée sur le corps ?

Tout simplement parce que tout passe par le corps. Notre culture occidentale a souvent laissé trop de place à notre tête, laissant l'Homme orphelin de ses sensations, de son corps.

Revenir au corps, c'est revenir à aujourd'hui, à ce que je suis ici et maintenant, à ce que je vis ici et maintenant. C'est la base de notre être, nos fondations.

J'ai souvent coutume de dire que la méthode et plus particulièrement le cycle fondamental "c'est apprendre que l'on est équipé pour..." (vivre en harmonie avec de nombreuses capacités)

A bientôt

Frédérique

jeudi 29 juillet 2010

Le son

Dans mon jardin, il y a un carillon.

Quand le vent vient jouer dans ses tubes d'acier, il émet des sons doux et mélodieux, qui font vibrer toutes les fibres de mon corps.

Ces sons ont le pouvoir de me détendre et de m'émouvoir.

Je ne suis pas la seule à en ressentir les bienfaits. De nombreuses personnes m'en ont fait la remarque.

Une amie qui commençait à chanter dans une chorale me rapportait le bonheur qu'elle éprouvait pendant le chant. Comment elle percevait mieux son corps.

La Sophrologie Caycédienne ® utilise aussi cette capacité vibratoire du son.

Cette technique est développée lors dès le second cycle. Elle permet de ressentir très profondément le corps, amplifiant les sensations, et permettant de découvrir des zones inexplorées, infiniment petites.

La découverte de ces petits espaces permet de mieux intégrer non seulement le corps mais aussi l'espace qui l'entoure.

En attendant de découvrir ou de redécouvrir tout cela (la Sophrologie Caycédienne®

demande de garder sur toute chose, un regard neuf).

Je vous souhaite une belle journée.

A bientôt

Frédérique

vendredi 29 janvier 2010

Découvrir ou redécouvrir son corps

La sophrologie permet de découvrir ou de redécouvrir son corps avec un nouveau regard.

En conscience ordinaire, le corps passe souvent inapperçu sauf s'il est douloureux.

Je ne peux résister au plaisir de vous faire découvrir cette belle phénodescription* de Christelle.

"J'ai dû courir afin de rattrapper quelqu'un. Dans cette course rapide et malgré la crainte que la personne parte sans moi, j'ai pris un plaisir fou à courir.

J'ai pris conscience du développement du mouvement. Je sentais l'amplitude des mouvements de la hanche, des genoux. Je sentais mes pieds se poser au sol, se dérouler du talon jusqu'à la pointe du pied.

J'étais étonnée de sentir les articulations de mes épaules et de mes coudes.

Je sentais l'air frais sur mon visage

je sentais aussi les vêtements sur mon corps. Ils ne me gênaient pas. Je sentais la ceinture de mon jean, ainsi que les plis des vêtements suivant les mouvements de mon corps.

L'entretien avec la personne fut très brève (quelques secondes)

J'ai peu sentir et prendre plaisir à respirer, profiter de l'amplitude respiratoire ainsi que l'air qui pénétrait dans mon nez et mes poumons. cette course fut brève mais très agréable.

J'ai senti mon corps libre dans l'espace et pris plaisir à savourer ce moment."

La phénodescription écrite est aussi précise qu'elle ne le fut oralement. Pourtant elle fut rédigée plusieurs semaines après. Je me souviens du bonheur de Christelle lorsqu'elle me racontait cet instant. Ce visage illuminait, ses yeux brillaient.

Vraiment quel bonheur d'être sophrologue et de pouvoir partager d'aussi jolis moments, pourtant si simples.

A bientôt

Frédérique


Phénodescription : petit "rapport" écrit ou/et oral pratiqué à la fin de la séance ou à l'occasion d'un moment particulier.