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vendredi 31 mars 2017

Atteindre ses objectifs...

Petite réflexion : 

Avoir des projets, des objectifs, c'est être dans la danse du monde, 
participer à la création.
Prendre plaisir à découvrir ses capacités, à les mettre en pratique, 
se sentir fière d'atteindre ce qui tient à cœur est une très bonne chose.

Cependant, il est essentiel d'intégrer, que ceux ne sont pas les objectifs 
qui donnent la clé pour être heureux. 
Réussir à construire la maison de ses rêves, créer une entreprise
 ne garantit pas le bonheur.
La vie évolue et rien n'est fixe.

Eckhart Tolle écrit : 
"Viser le bonheur est contre productif, car viser est l'antithèse d'être"
L'erreur la plus fréquente est d'utiliser des objectifs pour y puiser le bonheur ou l'épanouissement

Le seul moyen d'atteindre le bonheur est de se rendre compte 
que le bonheur est déjà là, qu'il n'y a rien à atteindre. 

Pour arriver à cet état d'être ? 
Revenir ici et maintenant, 
se regarder et regarder le monde comme si c'était la première fois, 
avec le regard des jeunes enfants.
Et puis, ne pas essayer de nommer, oublier que vous connaissez déjà.
Et tout prendra un jour nouveau, un goût nouveau.

Pas toujours facile, mais cela vaut peut-être le coup d'essayer
et d'y revenir le plus souvent possible....


Reflet de Vitrail


Source : Eckhart Tolle - Le pouvoir du moment présent

mercredi 10 décembre 2014

La Souffrance

Dans le livre d'échange : "L'art du Bonheur" de sa sainteté le Dalaï-Lama et Howard Cutler, 
à propos de la souffrance, il est écrit : 
 "Il est des souffrances inévitables, et d'autres que nous nous créons.
Trop souvent, nous perpétuons notre douleur, nous l'alimentons mentalement
en rouvrant inlassablement nos blessures, ce qui ne fait qu'accentuer notre sentiment d'injustice.
Nous revenons sur nos souvenirs douloureux avec le désir inconscient 
que cela sera de nature à modifier la situation - en vain."

Cette citation est renforcée par le témoignage de Jacques Lusseyran, 
résistant et prisonnier à Buchenwald durant la seconde guerre mondiale
"Le malheur s'empare de chacun de nous parce que 
nous nous prenons pour le centre du monde,
 car nous avons la misérable conviction d'être seul à soutenir l'insoutenable.
Le malheur provient toujours de ce que l'on se sent prisonnier
 à l'intérieur de sa propre peau, de sa propre cervelle"

Qui n'a pas ruminé en vain ces instants mal vécus, 
ces situations qui nous laissent un goût amer au fond de la bouche,
ces souvenirs gris capables de mobiliser, des années après,
 toute notre énergie à force de rabâchage mental ?
Ces ruminations qui finissent par nous épuiser,
 nous rendant incapable de vivre harmonieusement notre présent, 
de nous projeter positivement vers le futur.

Souvenirs gris tellement présents qu'ils effacent ceux qui nous rendent heureux : 
Ces instants de bonheurs qui font naître en nous le sourire, 
ravivent le sentiment d'avoir été aimé, 
d'avoir grandi au contact de personnes dont l'évocation nous est infiniment douce.

Pendant quelques instants, fermez les yeux...
Laissez venir un moment agréable de votre enfance...
Regardez le !
Sentez-le !
Goûtez-le !
Ecoutez-le !
Touchez-le !

Il est là en vous, et vous l'aviez oublié.... 
Caché qu'il était derrière tout ce fatras, ce désordre mental, qui prend toute la place.

Ne vous sentez vous pas plus fort maintenant ?
Plus grand aussi de cette si belle expérience inscrite en vous ?

(photo d'Elena Shumilova)

En Sophrologie Caycédienne, apprendre à pouvoir s'appuyer sur les expériences passées bonnes ou pas, débute dès le deuxième degré de la méthode (RDC2)
Cela permet de renforcer le socle sur lequel nous pouvons vivre harmonieusement notre présent et nous élancer vers le futur, mettre en place des projets, conscient de toutes nos capacités. 

Au fur et à mesure, la prise de recul et la contemplation s'installent et permettent de prendre tout de suite conscience du mal-être lors de ces ruminations, de remettre à sa juste place ces moments désagréables, à les laisser dans le passé, à les classer comme expérience vécue nous ayant permis de grandir puisqu'elle est inscrite en nous. 

Notre capacité à revenir ici et maintenant peut alors s'exercer.

Belle journée

A bientôt

Frédérique 

Livre cité : 
L'art du bonheur
Sa Sainteté le Dalaï-Lama
Howard Cutler
Edition Robert Laffont
Collection Aider la vie
ISBN : 2-221-08937-5
ISBN original : 1-57322-111-2

mardi 25 février 2014

La Force du Passé, de la mémoire...

"Plonger notre regard dans le passé.
Et découvrir que ce passé est immense.

Au fond de nous. Et au-delà encore.
Par-delà l'empreinte qu'a inscrite, en nous, ce que nous avons vécu.
Par-delà la mémoire, autour de nous, la présence de l'absence. l'empreinte de la longue histoire du vivant qui nous a donné naissance.
Et entrevoir des âges depuis longtemps révolus, où le vivant se déployait, mais où nous n'étions pas encore.

Pourvoir remonter vers le passé, à contre-courant.
Pouvoir distinguer
A travers l'espace. Et à travers le temps
A travers le long écoulement des âges
Des éclats de passé qui, soudain, resurgissent de l'oubli
Des éclats de mondes disparus.

Et à partir de ces éclats, tenter de faire revivre, d'imaginer, de ressentir, l'étrange splendeur de ces mondes vivants qui n'ont cessé de se transformer, de se métamorphoser, de se réinventer, sous des formes toujours nouvelles, puis se sont éteints dans la nuit des temps.

Tenter de faire revivre, d'imaginer leur présence.
Leurs formes, leurs couleurs, leurs mouvements, leurs murmures.
Leur souffle. Leurs chants.
Leurs danses.
Les premières danses."

(photo internet - Auteur ?)

Ce texte, extrait du magnifique livre de Jean Claude Ameisen, Sur les épaules de Darwin, fait immédiatement surgir en moi, toute la force du Corps Phronique Radical, le 7ème degré de la Méthode Alphoso Caycedo, créateur de la Sophrologie Caycédienne.

La découverte de ce qui fait que le "Je" s'unie au "Nous". Ce Nous qui englobe notre appartenance à l'humanité, à l'histoire du monde. Ce Nous qui nous relie à elle, notre tronc commun. Tout ce que j'ai hérité de l'histoire du monde, tout ce que je ne dois plus acquérir, inventer, parce que d'autres l'ont fait avant moi. Tout ce qui me permet de ne pas "être né(e) de la dernière pluie".

Imaginez si à chaque fois, à chaque nouvelle naissance, il faudrait inventer la civilisation, les outils, le feu, le langage, l'ADN, la cellule... la vie...

Allez à la re-découverte de tout cela en nous, dans chacun de nos tissus, dans chacune de nos cellules. 
Sentir cette Force de Vie qui est là, présente et qui nous vient de si loin.
Cette Force si vive, si puissante, qu'elle nous pousse à notre tour à avancer, à aller plus loin, à faire notre part...

Belle journée

Frédérique


Référence du texte cité en début d'article : 
Jean Claude Ameisen
Sur les épaules de Darwin
Les battements du temps 
(Les liens qui libèrent)
ISBN 979-10-209-0011-1


vendredi 15 mars 2013

Question de couleurs...

Michel Pastoureau est un historien des couleurs, un anthropologue

A travers son petit livre interview avec Dominique Simonnet : Le livre des couleurs, il explique comment les couleurs parlent de notre culture, du regard, des jugements, des à priori...

Voici un petit extrait très intéressant à titre d'exemple, qui donne à réfléchir


Dans le chapitre concernant le blanc : 

Question de Dominique Simonnet : "Il y a un autre symbole qui nous colle, si j'ose dire à la peau : nous-mêmes, Européens, sommes censés avoir le teint blanc.

Réponse de Michel Pastoureau : C'est un enjeu social ! La blancheur de la peau a toujours agi comme un signe de reconnaissance. Jadis, puisque les paysans, qui travaillaient en plein air, avait le teint hâlé, les aristocrates se devaient d'avoir la peau le moins foncée possible, pour bien s'en distinguer. Dans les sociétés de cour du XVIIèmr et du XVIIIème siècle, ils s'enduisaient de crèmes pour se faire un masque blanc qu'ils rehaussaient en certains endroits avec du rouge.
(...)
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, il convient, cette fois, de se distinguer des ouvriers, qui ont la peau blanche puisqu'ils travaillent à l'intérieur : pour l'élite, c'est donc le temps des bains de mer et du teint hâlé. Aujourd'hui, le balancier semble reparti dans l'autre sens : à force d'être à la portée de tous, le bronzage devient vulgaire.
(...)
DS : Et du regard des autres sociétés...
(...)
Les Asiatiques, eux, voient dans notre blancheur une évocation de la mort : l'homme blanc européen a un tient si morbide à leurs yeux qu'il est réputé sentir véritablement le cadavre. Chacun perçoit l'autre en fonction de sa propre symbolique. En Afrique, où il est important d'avoir la peau brillante et luisante (soit naturellement, soit artificiellement), la peau mate et sèche des Européens est vue comme maladive. Chaque regard est culturel. Nos préjugés sociaux se jouent dans le sentiment de notre propre couleur."


Un petit livre très instructif, rapide à lire et très peu cher en poche...

Belle lecture

A bientôt

Frédérique


vendredi 8 février 2013

Séjour Sophro... et lecture

Tout d'abord un grand merci au site 
"La rando et nous"
qui a concocté un très joli article sur les séjours sophrologie que j'organise à la demande.
Vous pourrez lire ici

Et puis je voudrais ajouter un nouveau livre
dans la bibliothèque : 

"La guérison du monde"
de Frédéric Lenoir



Il expose tout d'abord notre société telle qu'elle est aujourd'hui, la maladie qui la détruit, le consumérisme à outrance, mais surtout il expose les valeurs universelles à l'ensemble des cultures et des êtres.

Ces valeurs que l'on découvre tout au long de la  Méthode de la Sophrologie Caycédienne®
avec au premier cycle, les valeurs fondamentales : biologie, famille, société, histoire, culture...
Le second cycle : l'essence même de l'Homme : l'énergie, la contemplation, le schéma corporel, la pensée...
Le troisième cycle : Quand j'ai découvert le socle de mon existence (mon corps, mes capacités, mes valeurs fondamentales), que j'ai cherché au plus profond de moi, ce qui fait que Je Suis, Je peux me projeter, aller de l'avant dans les valeurs existentielles (mon rapport au monde, à l'Autre)

Frédéric Lenoir explique simplement à travers des auteurs, des exemples, le sens de ces valeurs, en quoi elles sont communes et essentielles et comment elles peuvent permettre de remettre l'Homme au centre de la société.

Un tout petit bémol, propre à une sophrologue caycédienne, 
Il manque la Tridimension... L'importance de connaître et d'intégrer son passé, pour vivre pleinement son présent et se projeter en confiance et force dans l'avenir. Cette valeur qui projetée à l'Existence permet de prendre en considération le Monde et l'Autre dans toute sa dimension.

Un livre très facile à lire et qui pousse à réfléchir...